Si je suis aujourd'hui généalogiste professionnel c’est que je nourris une passion pour cette discipline depuis de longues années. Avant de m'établir comme généalogiste familial j'ai été l'un de ces amateurs fervents et curieux. J'ai vécu l'évolution d'une passion collective avant d'en faire mon métier.

Mais si je suis devenu généalogiste professionnel c’est aussi parce que j’ai puisé dans mon parcours les outils qui sont venus renforcer un goût naturel pour les vestiges du passé et pour l'Histoire en général. De formation juridique, ancien clerc de commissaire-priseur, la dualité de cette profession (auxiliaire de justice et expert généraliste en meubles et objets d’art) m’a appris à combiner méthode et intuition.

De cette expérience je conserve rigueur et méticulosité dans les démarches. Une approche pratique et concrète des successions a fait de moi un usager convaincu des minutiers des notaires. De là, la priorité accordée à l’expertise, aux recoupements, à la recherche de la certitude obtenue par la mise en perspective d’un faisceau de sources différentes : savoir poser des équations est une aptitude indispensable pour l'historien de la famille. J'en retire aussi l’envie de replacer le sujet « dans ses meubles ».

Retracer l'histoire familiale, reconstituer un patrimoine généalogique, c'est s'intéresser à tous les aspects de la vie des gens. Le formalisme un peu rigide d'une généalogie agnatique ou d'une généalogie par quartiers cède rapidement la place à une véritable généalogie contextuelle. C'est l'objet d'un travail passionnant qui combine le recours aux sources les plus variées.

Et si, par affinité, je suis porté vers les questions d’ordre militaire, ce penchant présente un intérêt généalogique direct. C’est en effet un domaine dans lequel on peut recueillir plus d’une information précieuse, données biographiques ou strictement généalogiques, qui dépassent largement le cadre purement militaire et qui autrement nous resteraient inconnues.

A côté de mes travaux de chercheur d'ancêtres, mon activité de chroniqueur me permet de faire partager ma passion, d'analyser des méthodes de recherche et d'exprimer ma vision de la communauté généalogique. Je suis l'auteur de nombreux articles publiés dans les colonnes de Généalogie-Magazine, dans celles de La Revue Française de Généalogie et dans Votre-Généalogie (voir liste complète).

Je suis co-auteur de l'ouvrage "Généalogistes, anecdotes de professionnels" publié par les éditions En Famille.

Pour compléter cet investissement dans la généalogie, je suis chargé de cours de formation et de perfectionnement en généalogie à l'Université Inter Ages de Melun (UIA), institution née du partenariat entre l'Université Paris II Panthéon Assas et la Ville de Melun.

Mon engagement s'inscrit aussi dans la promotion et la défense de la profession de généalogiste et, de 2005 à 2007, j'ai été le président de la Chambre des généalogistes professionnels (CGP) l'un des trois syndicats fondateurs de l'Union des syndicats de généalogistes professionnels (USGP) en 2005. Je suis aujourd'hui membre de la Chambre syndicale des généalogistes et héraldistes de France (CSGHF).

Et puis, au bout du compte, il y a peut-être un petit quelque chose d'atavique dans mon insatiable curiosité. L'un des violons d'Ingres de mon arrière grand-père Louis Turcat (1867-1934), mon Sosa n° 12, son goût pour les fouilles et la préhistoire, pourrait y faire penser.

Légendes photos : sur cette page, René Malhache (1899-1918) mon grand-oncle, frère aîné de mon grand-père paternel ; Victor Gauthier (1877-1955) mon AGP, Sosa n° 14 ; en page d'accueil, Maurice Turcat (1897-1956) mon grand-père maternel.